Journée mondiale de l’environnement

En 1972, l’Assemblée Générale des Nations Unies a désigné le 5 juin comme Journée mondiale de l’environnement (JME). La première célébration, sous le slogan « Une seule planète Terre », a eu lieu en 1974. Au fil des années, la JME est devenue une plate-forme mondiale facilitant la sensibilisation et la prise d’initiative pour répondre aux défis urgents, qu’il s’agisse de la pollution marine, du réchauffement climatique, de la consommation durable ou de la criminalité contre la vie sauvage. Des millions de personnes y ont participé au fil des années et ont contribué à modifier nos habitudes de consommation, tout comme les politiques environnementales nationales et internationales.

En 2021, les célébrations officielles mondiales prendront la forme d’une gala virtuelle le 4-5 juin marquant le lancement de Décennie des Nations unies pour la restauration des écosystèmes. L’événement comprendra des messages inspirants de dirigeants mondiaux, d’activistes et de célébrités, ainsi que des spectacles musicaux et le programme du pays hôte, le Pakistan. Pour rejoindre les célébrationsà Genève, explorez la section dédiée de cette page.

Thème 2021: la restoration des écosystèmes

La restauration des écosystèmes peut prendre de nombreuses formes : planter des arbres, verdir les villes, refaire les jardins, changer nos régimes alimentaires ou nettoyer les rivières et les côtes. Nous sommes la génération qui peut faire la paix avec la nature.

Qu’est-ce que la restauration des écosystèmes ?

La restauration des écosystèmes consiste à favoriser la régénération des écosystèmes qui ont été dégradés ou détruits, ainsi que la conservation des écosystèmes encore intacts. Des écosystèmes plus sains, avec une diversité biologique plus riche, offrent de plus grands avantages, tels que des sols plus fertiles, de meilleurs rendements de bois et de poissons et de plus grandes réserves de gaz à effet de serre.

Pour y parvenir, plusieurs méthodes sont envisageables, parmi lesquelles le recours actif à la plantation ou la diminution des pressions exercées sur la nature pour lui permettre de se rétablir seule. Le retour d’un écosystème à son état d’origine n’est pas toujours possible ou souhaitable. Le besoin en terres agricoles et en infrastructures reste présent dans des régions auparavant forestières, par exemple, et les écosystèmes comme les sociétés doivent s’adapter aux changements climatiques.

Between now and 2030, the restoration of 350 million hectares of degraded terrestrial and aquatic ecosystems could generate US$9 trillion in ecosystem services. Restoration could also remove 13 to 26 gigatons of greenhouse gases from the atmosphere. The economic benefits of such interventions exceed nine times the cost of investment, whereas inaction is at least three times more costly than ecosystem restoration.

Tous les types d’écosystèmes peuvent être restaurés, qu’il s’agisse de forêts, de terres agricoles, de villes, de zones humides ou d’océans. Gouvernements, organismes de développement, entreprises, communautés, individus… Presque tous les acteurs peuvent être à l’origine d’une initiative de restauration, étant donné que les causes de la dégradation des écosystèmes sont nombreuses, variées et susceptibles d’avoir des répercussions à différentes échelles.

Le Pakistan: le pays hôte 2021

Chaque Journée mondiale de l’environnement est accueillie par un pays différent, dans lequel les célébrations officielles ont lieu. Cette année, le Pakistan est l’hôte des festivités.

Le gouvernement pakistanais prévoit d’étendre et de restaurer les forêts du pays grâce à un « Tsunami de 10 milliards d’arbres » réparti sur cinq ans. La campagne comprend la restauration de mangroves et forêts, ainsi que la plantation d’arbres en milieu urbain, notamment dans les écoles, les collèges, les parcs publics et les zones vertes en périphérie.

Par le biais de cette programme, le Pakistan contribue au Défi de Bonn, un mouvement mondial lié à la Décennie des Nations unies pour la restauration des écosystèmes. Dans le cadre de cette initiative, les pays s’engagent à restaurer 350 millions d’hectares de terres déboisées et dégradées dans le monde d’ici 2030.

La Décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes

L’Assemblée générale des Nations unies a adopté la Décennie des Nations unies pour la restauration des écosystèmes à la suite d’une proposition de plus de 70 pays à travers le monde. Cette initiative est un appel global à la mobilisation pour la protection et la revitalisation des écosystèmes du monde entier, au bénfice des individus et de la nature. Elle vise à mettre un terme à la dégradation des écosystèmes et à les restaurer pour atteindre les Objectifs de Développement Durables (ODD). Des écosystèmes en bonne santé sont en effet indispensables pour améliorer les conditions de vie des populations, contrer le changement climatique et stopper le déclin de la biodiversité.

La Décennie s’étend de 2021 à 2030, ce qui correspond également à l’échéance des ODD. Les scientifiques considèrent également 2030 comme un date limite pour éviter un changement climatique catastrophique. Sous l’égide du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la Décennie forge un vaste mouvement mondial pour accélérer la restauration et mettre le monde sur la voie d’un avenir durable. La Décennie permettra notamment de créer un élan politique en faveur de la restauration, ainsi que de développer des milliers d’initiatives sur le terrain.

Comme la Décennie façonnera l’environnement pour les générations actuelles et futures, il est essentiel de prendre en compte les perspectives des jeunes sur les écosystèmes et la biodiversité. Dans ce sens, le Bureau régional du PNUE pour l’Europe a développé un sondage destiné aux jeunes (13-18 ans) d’Europe et d’Asie centrale. Cette enquête vise à découvrir quelles sont leurs connaissances et leurs attentes en matière de restauration des écosystèmes dans leur pays et leur région.

2021 : Célébrations à Genève

Événements

Le Réseau Environnement de Genève célébrera la Journée mondiale de l’environnement par un événement sur les solutions fondées sur la nature (NbS), organisé avec l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) le 7 juin, ainsi que par d’autres activités tout au long de la semaine avec la participation de divers partneraires. Les événements organisés par les organisations partenaires à Genève sont également indiqués dans cette section.

What is ecosystem restoration? A science-based Outlook

1 juin 2021 | 13:00 – 13:45 CEST | En ligne | UICN

Wednesdays for the Planet | L’Europe à la reconquête de la biodiversité

2 juin 2021 | 13.30 CEST | En ligne | Geneva Environement Network

Advancing the Climate and Environment Agendas in Fragile Contexts

3 juin 2021 | 16.00 – 17.15 | UN Development Programme

Innovation and Ecopreneurship for #GenerationRestoration

4 June 2021 | 17.00 CEST | WEF – 1t.org

World Environment Day at the Bioparc with Green Wheel Coffee

5 June 2021 | 9.30 – 12.00 CEST | Bioparc Genève

Environnement : Que fait la Genève internationale ?

5 juin 2021 | 12:15 – 13:45 | Muséum Genève | Espace AG!R

EcoTrail Genève

5 – 13 juin 2021 | EcoTrail Genève

Nature-based Solutions and Ecosystems Restoration | Geneva Nature-based Solutions Dialogues

7 juin 2021 | 15:00 | En ligne | Geneva Environment Network & Union Internationale pour la Conservation de la Nature

Activités en plein air

Ornithologie au Marais de Sionnet

Le Marais de Sionnet est une réserve naturelle dans le Canton de Genève et un endroit idéal pour l’ornithologie.

La Route verte

La Route verte va de Schaffhausen à Genève en 7 routes, en te laissant découvrir six parcs nationaux à vélo. La Route 7 va de Le Sentier à Genève en 68,9 km.

Promenade dans la nature à Genève

De Jussy à Anières, une promenade passe au milieu d’une des plus belles régions du Canton de Genève. En se promenant, découvrez les vignerons, les vues de montagnes, le lac Léman et, clairement, la biodiversité avec une variété d’espèces d’oiseaux.

Promenade au long du Rhône

La promenade de Genève à La Plaine montre la beauté naturelle du Rhône et de la réserve du Moulin-de-Vert ainsi que les charmants villages de Cartigny et de Avully.

Promenade dans la réserve naturelle de l'Allondon

La promenade commence à Malval et suit l’Allondon, un tributaire du Rhône, et un biotope important de la plaine fluviale.

Bioparc Genève

Ce parc animalier à Bellevue vous permet de découvrir des espèces animales locales et exotiques, et d’en apprendre d’avantage sur la conservation.

Programmes vidéo

Genève Grandeur Nature

Programme mensuel sur Léman Blue les mercredis à 20:00.

Découvrez les espaces naturels dans le alentours de Genève.

Muséum à la maison

Apprenez plus sur la biodiversité à Genève grâce aux scientifiques du Muséum d’histoire naturelle avec leur série Muséum à la maison.

Le Marronier

Le Muséum d’histoire naturelle et Terre&Nature ont créé une série de bandes dessinées pour enfants sur les animaux qui nous côtoient.

Ressources en ligne

Biodiversité à Genève

Apprenez plus sur les différentes espèces de flore et de faune à Genève.

Les chauves-souris et COVID-19

Apprenez plus sur les chauves-souris et COVID-19 grâce au Muséum d’histoire naturelle.

InfoSpecies

Apprenez plus sur les différentes espèces de flore et de faune en Suisse.

Science Guide App

App mobile pour en savoir plus sur la science, la biodiversité et les activités naturelles en Suisse.

Nature pour Tous de l'UICN

Ressources basées sur la nature pour connecter les personnes à la nature.

La restoration à Genève

Le Département du Territoire du Canton de Genève s’est attelé à plusieurs projets de renaturation ayant pour but de restaurer les écosystèmes locaux.

Drize

Hermance

Nant d’Aisy

Nant d’Avril

Nant de Braille

Plage de la Plaine

Ruisseau de Pralie

Seymaz

Versoix

Rejoignez #GenerationRestoration

La restauration des écosystèmes consiste à protéger la biodiversité qu’ils abritent et ainsi leur permettre d’offrir des services essentiels à la nature et la société. En ce sens, il s’agit d’utiliser les écosystèmes terrestres et maritimes de manière à renforcer leurs ressources et processus naturels. Les actions de restauration peuvent également consister à prévenir la dégradation ou à en réduire l’ampleur.

À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, vous pouvez agir et rejoindre #GenerationRestoration. Le manuel de restoration des ecosystème (disponible en anglais) met en évidence trois voies pour prendre part à ce mouvement global et améliorer le bien-être des personnes et de la nature : agir, faire des choix avisés et faire entendre sa voix pour la restauration.

Pourquoi ne pas emprunter l’un de ces chemins – ou tous – à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement ? Cette journée pourrait marquer le début de votre ambitieux projet de restauration sur plusieurs années, le jour où vous éliminez les produits à haut impact environnemental de votre vie, ou le moment où vous et vos proches élevez votre voix en faveur de l’environnement.

Passez à l’action

  • Annoncez un projet de restauration ambitieux ou une initiative politique, que ce soit au niveau local, régional ou national – dites au monde quel rôle vous jouerez dans une démarche décennale.
  • Portez-vous volontaire pour une intiative de restauration existante.
  • Nettoyez un lac, une plage, un parc ou une autre zone naturelle.
  • Verdissez votre maison, votre entreprise, votre école ou un espace public avec des arbres ou des plantes indigènes.
  • Rejoignez un camp de restauration d’écosystème. C’est un excellent moyen de rendre à la planète ce qu’elle vous a donné et d’avoir un impact positif dans votre région ou lors d’un voyage à l’étranger. Les camps proposent une gamme de programmes de volontariat de courte ou de longue durée où tout le monde est le bienvenu !

Faites des choix avisés

  • Promettez un don ou tout autre soutien à des initiatives de restauration ou de conservation.
  • Achetez des produits et des services certifiés durables.
  • Adoptez un nouveau régime alimentaire basé sur des produits de saison, durables et riches en plantes.

Faites entendre votre voix

  • Organisez ou participez à une exposition de photos ou d’œuvres d’art illustrant la beauté des écosystèmes locaux
  • Organisez une discussion sur la valeur des écosystèmes et les menaces auxquelles ils sont confrontés.
  • Organisez une campagne en ligne pour attirer l’attention sur le changement climatique, la destruction de la nature et ce qui peut être fait pour inverser ces tendances.
  • Écrivez une lettre à votre journal local.

Quoi que vous fassiez, célébrez ce moment et faites passer le message ! Prenez des photos de vos activités pour la Journée mondiale de l’environnement et publiez-les sur les médias sociaux avec le tag #GenerationRestoration et #WorldEnvironmentDay pour maximiser votre contribution au mouvement de restauration.

Rejoigniez le défi #GenerationRestoration

Chacun d’entre nous peut agir pour guérir la planète. Rejoignez le défi #GenerationRestoration en un claquement de doigt et partagez comment vous pouvez faire la différence.

La restoration en pratique

Illustration: Ecosystem Restoration Playbook

Forêts et arbres

Les forêts et les arbres nous fournissent de l’air et de l’eau propres, capturent de grandes quantités de carbone qui contribuent au changement climatique et abritent la majeure partie de la biodiversité de la planète. Les forêts fournissent de la nourriture et du fourrage, du combustible et des matériaux, et assurent la subsistance de milliards de personnes.

  • Planter des arbres : La plantation est une activité de restauration simple et extrêmement populaire. Des arbres peuvent être ajoutés dans un jardin, un espace public, une ferme, dans un paysage ou même dans un pays entier. En outre, la plantation sélective permet de revitaliser une forêt dégradée par la surexploitation.
  • Aider la régénération naturelle : Cette stratégie de restauration peu coûteuse consiste à créer les conditions nécessaires pour que les arbres indigènes germent ou repoussent naturellement.
  • Restaurer le paysage forestier : Des projets disposant de plus larges resources peuvent garantir des gains de restauration plus importants en considérant l’ensemble du paysage.

Un cours en ligne sur la plantation d’arbres est disponible sur le site de la Décennie, et la FAO offre une introduction aux bonnes pratiques et des outils pour les initiatives à grande échelle. En outre, la plateforme Restor met à disposition des informations écologiques sur différents site, mettant en évidence la couverture arborée actuelle et potentielle, les espèces de flore qui pourraient exister et la quantité de carbone potentielle qui pourrait être stockée.

Lacs et rivières

Les écosystèmes d’eau douce fournissent de la nourriture, de l’eau et de l’énergie à des milliards de personnes, nous protègent des sécheresses et des inondations et constituent un habitat unique pour de nombreux animaux et plantes, dont un tiers de toutes les espèces de vertébrés.

  • Nettoyer les lacs et rivières : Ramasser les déchets jetés ou échoués permet à chacun d’apprécier le paysage et d’en prendre mieux soin.
  • Réglementer l’accès : Créer des points d’accès convenus et faciles à utiliser, par exemple pour permettre aux animaux de s’abreuver, aux bateaux d’accoster ou aux personnes de se baigner et de se détendre, permet de préserver la végétation fragile, l’habitat des oiseaux et les frayères des poissons et de réduire l’érosion au bord de l’eau.
  • Restaurer la végétation : Planter des espèces indigènes et éliminer les espèces exotiques envahissantes permet de restaurer des habitats riches le long des berges des rivières et des lacs, de créer des corridors pour la faune et la flore, et de créer des zones tampon entre l’eau et les sources de pollution, telles que les industries ou les fermes voisines ; .
  • Planifier de manière durable : Une planification durable peut comprendre des plans de pêche et de récolte qui n’épuisent pas l’eau, les poissons ou les autres ressources, le traitement adéquat les eaux usées afin d’empêcher les polluants chimiques, les déchets industriels ou autres effluents de pénétrer dans l’eau, ou encore des accords ou des subsides pour réduire l’utilisation de produits chimiques agricoles sur les terres adjacentes.
  • Protéger et restaurer la nature : Les écosystèmes d’eau douce importants peuvent être protégés à lune échelle plus large en trouvant des accords pour créer des zones protégées, en supprimant les barrages et autres infrastructures qui ne sont plus nécessaires et rétablissant ainsi le débit naturel des rivières, ou en faisant campagne pour empêcher le développement résidentiel, le dragage ou l’exploitation minière dans les zones sensibles.

Villes et villages

Bien que les zones urbaines occupent moins d’un pour cent de la surface terrestre de la Terre, elles abritent plus de la moitié de ses habitants. Malgré l’acier et le béton, la foule et la trafic, les villes et les agglomérations sont des écosystèmes dont l’état marque profondément la qualité de notre vie. Les écosystèmes urbains fonctionnels contribuent à purifier l’air et l’eau, à rafraîchir les îlots de chaleur urbains, à nous protéger des dangers et à nous offrir des possibilités de repos et de jeu. Ils peuvent également abriter une quantité surprenante de biodiversité.

  • Espaces publics verts : Concevez et soutenez des initiatives visant à restaurer les cours d’eau et les zones humides, à planter des arbres indigènes et à créer des forêts urbaines et d’autres habitats pour la faune le long des routes et des voies ferrées et dans les espaces publics. Demandez aux entreprises locales de contribuer financièrement et par leur expertise. Parfois, les meilleurs efforts sont gratuits : tondre l’herbe et couper les plantes permet de revitaliser les espaces et d’attirer les insectes, les oiseaux, les papillons et même les mammifères à revenir en ville.
  • Des citoyens pour la durabilité : Faites campagne pour un urbanisme durable, notamment la restauration de sites désaffectés ou contaminés, l’inclusion d’espaces verts dans les nouveaux lotissements et des réseaux de transports publics robustes. Face au changement climatique, de plus en plus de citoyens s’impliquent dans des initiatives « adoptez un arbre » qui permettent de s’assurer que les arbres – surtout les jeunes aux racines peu profondes – sont arrosés pendant les périodes de sécheresse. Les outils numériques, comme les applications, peuvent soutenir ces efforts en assurant le suivi et la coordination des contributions individuelles.
  • Un micro-écosystème à la fois : Gérez votre propre jardin, votre cour, vos locaux professionnels ou votre école, quelle que soit leur taille, de manière à favoriser la nature, ou prenez soin d’un arbre au bord de la route. Plantez des espèces indigènes, créez des micro-forêts urbaines denses et faites du compost.

Plus d’idées et d’initiatives pour la restauration urbaine sont disponibles dans Urban Nature Atlas, l’initiative CitiesWithNature et la plateforme Nature of Cities.

Océans et côtes

Les océans et les mers couvrent plus de 70 % de la planète. Ces écosystèmes régulent le climat et produisent la majeure partie de l’oxygène que nous respirons. Ils sous-tendent des secteurs économiques clés, tels que le tourisme et la pêche. Enfin, ils abritent une riche biodiversité allant des baleines au plancton et une grande variété d’habitats.

  • Nettoyer les côtes : Récoltez les masses de déchets ménagers et d’engins de pêche abandonnés qui échouent sur nos plages et nos rivages. Evitez les produits en plastique inutiles et recyclez les plastiques et autres matériaux que vous ne pouvez pas remplacer pour éviter qu’ils ne soient mis en décharge. Soyez attentifs également aux microplastiques cachés dans les produits.
  • Restaurer la végétation: Protégez et restaurez les écosystèmes côtiers, notamment les marais salants, les mangroves, les récifs coralliens, les prairies sous-marines et les bancs de coquillages, afin d’accroître leur diversité ainsi que les habitats et les avantages qu’ils procurent. Tous les écosystèmes étant complexes, demandez l’avis d’un expert pour votre région.
  • Utiliser l’océan à bon escient : Réunissez les communautés, les autorités et les autres parties prenantes pour convenir de la manière de rendre le développement des côtes et des océans et la pêche durables, par exemple en créant des zones protégées et en décidant qui peut accéder à quelles ressources. Si les communautés de pêcheurs décident ensemble des zones protégées et des zones de pêche dans leurs eaux, les gens et la nature en bénéficient. Faites appel à des scientifiques citoyens pour surveiller l’impact de la dégradation et les avantages de la restauration.

L’Initiative internationale pour les récifs coralliens (ICRI) offre des indications et une base de donnée mondiale sur la restoration des coraux. La Society for Ecological Restoration peut également vous fournir des avis d’expert sur les écosystèmes près de chez vous.

Terres agricoles et prairies

Les terres agricoles et les prairies sont peut-être nos écosystèmes les plus vitaux. En plus de fournir de la nourriture, du fourrage et des fibres, les champs arables et les pâturages abritent une variété étonnante d’organismes, des chauves-souris et des oiseaux aux coléoptères et aux vers, ainsi qu’une couverture arborée considérable. Marqués par des siècles d’efforts et d’ingéniosité de la part de l’homme, ces écosystèmes sont des trésors culturels dont la protection a un sens aussi bien spirituel qu’économique.

  • Investir dans la nature : Réduisez le travail du sol et utilisez des méthodes naturelles de lutte contre les parasites et des engrais organiques sur les terres arables pour améliorer la santé de vos sols et le rendement de vos cultures, tout en réduisant l’érosion et le besoin de produits chimiques agricoles.
  • Faire confiance à la diversité : Cultivez davantage d’arbres et une plus grande variété de cultures et intégrez-les à l’élevage pour renforcer la santé des sols, diversifier vos revenus et offrir un meilleur habitat à la faune sauvage. La plantation de fleurs en bordure des terres agricoles peut constituer de précieux points d’alimentation pour les abeilles et autres pollinisateurs.
  • Conserver les prairies entières : Dans les prairies et les savanes étendues, protégez les zones situées le long des cours d’eau où les nutriments sont élevés contre la conversion en terres cultivées. Sans celles-ci, les zones moins productives sont plus difficiles à exploiter durablement.
  • Faire paître les animaux de manière durable : Choisissez de modes de pâturage qui empêchent la surutilisation, l’érosion des sols et l’invasion des prairies par des arbustes et des espèces exotiques. Restaurer les zones déjà dégradées en éliminant la végétation ligneuse et en réensemençant les plantes indigènes.
  • Réintroduire les espèces indigènes : Réintroduire les plantes, les arbres et les animaux disparu et les protéger de la prédation et de la chasse jusqu’à ce qu’ils soient établis.

L’initiative Greener.LAND a créé un guide visuel des techniques de restauration des terres et la World Overview of Conservation Approaches and Technologies propose des centaines de méthodes de protection et de restauration des terres agricoles, des prairies et d’autres écosystèmes dans sa base de données mondiale sur la gestion durable des terres. En outre, la plateforme PANORAMA rassemble des solutions éprouvées pour toute une série d’écosystèmes – y compris des idées sur la manière d’accroître la biodiversity dans le secteur agricole.

Montagnes

Les montagnes abritent la plupart des points chauds de la biodiversité sur Terre et fournissent de l’eau douce à environ la moitié de l’humanité. Elles comprennent une multitude d’écosystèmes qui abritent des espèces uniques, comme les léopards des neiges et les gorilles de montagne, ainsi qu’une grande diversité culturelle parmi les populations adaptées aux défis de la vie en montagne.

  • Restaurer les défenses forestiers : Restaurer et replanter des forêts et des arbres pour protéger les sols, sauvegarder les flux d’eau et se prémunir contre les catastrophes naturelles, telles que les avalanches, les glissements de terrain et les inondations.
  • Limiter l’extraction et l’excavation : Notre soif de ressources peut avoir des conséquences catastrophiques sur les montagnes et les coteaux. Veillez à ce que les paysages soient restaurés après la fin des opérations d’extraction.
  • Laissez les écosystèmes migrer : Créez ou reliez des zones protégées couvrant différentes altitudes afin que les espèces et les écosystèmes puissent migrer en fonction de l’évolution du climat.
  • Privilégier l’agriculture de résilience : Promouvoir et adopter des techniques agricoles durables, telles que l’agroforesterie, qui permettent de restaurer les sols et la biodiversité et peuvent être plus résilientes face au changement climatique et aux conditions météorologiques extrêmes.
  • Tirer les leçons de l’expérience : Exploitez les connaissances locales et indigènes pour assurer une utilisation durable des ressources naturelles.

Cet aperçu de la manière dont des écosystèmes sains réduisent les risques de catastrophe dans les zones montagneuses est utile. De nombreuses techniques de restauration présentées dans le manuel de resotration des écosystèmes peuvent également être appliquées dans les écosystèmes de montagne.

Tourbières

Bien qu’elles ne couvrent que 3 % des terres de la planète, les tourbières stockent près de 30 % du carbone dans le sol. Elles contrôlent l’approvisionnement en eau, préviennent les inondations et les sécheresses et fournissent à de nombreuses personnes de la nourriture et du carburant. Elles abritent également des plantes et des animaux uniques à ces milieux aquatiques.

  • Protéger les tourbières : Incluez ces écosystèmes sensibles dans les zones protégées pour empêcher leur drainage, leur conversion et leur surexploitation.
  • Endiguez les drains : Gardez les tourbières en bonne santé en fermant les canaux de drainage et en ralentissant l’écoulement de l’eau, par exemple en plaçant des rochers dans les fossés et les cours d’eau et en faisant pousser des arbres le long de leurs berges.
  • Accélérez la régénération : Plantez et semez des espèces végétales de tourbières, telles que des herbes et des mousses indigènes, pour stimuler leur régénération naturelle.
  • Limiter les pressions : En dehors des zones protégées, travailler avec les parties prenantes pour établir une utilisation durable des tourbières, par exemple comme pâturages extensifs. Promouvoir des sources d’énergie alternatives pour réduire la demande de tourbe comme combustible.

2010 – 2020

2020 | Oeuvrons pour la nature
Un appel à l’action pour lutter contre la disparition accélérée des espèces et la dégradation des milieux naturels. Un million d’espèces végétales et animales sont en danger d’extinction, en grande partie à cause des activités humaines. De nombreux événements récents, tels que les feux de froêts au Brésil, aux États-Unis et en Australie, les invasions de criquets en Afrique de l’Est et la pandémie mondiale, démontrent l’interdépendance entre l’homme et l’environnement dans lequel il vit. La nature nous envoie un message.

2019 | Combattre la pollution de l’air
Un appel à l’action pour combattre un des plus grands défis environnementaux émergents de notre ère. Souvent on ne peut même pas la voir, mais la pollution de l’air est partout et affecte la santé de la tête aux pieds. Avec chaque soupir, on respire des petites particules qui attaquent les poumons, le cœur et le cerveau.

2018 | Combattre la pollution plastique
Le but était pour les personnes de s’efforcer et changer leurs vies de tous les jours pour réduire le lourd fléau de la pollution plastique. Les personnes devraient être libres de la sur-dépendance sur le plastique à usage unique, vu qu’il a des conséquences environnementales très graves. De plus, nous devons libérer nos endroits naturels, nos espèces sauvages et notre santé du plastique.

2017 | Se rapprocher de la nature
Dans la ville et dans la campagne, des pôles à l’équateur, on encourage la sensibilisation mondiale pour la protection de l’environnement.

2016 | Go Wild for Life
L’objectif est de réduire et de prévenir le commerce illégal d’espèces sauvages.

2015 | Sept milliards de personnes. Une seule planète. Consommons avec modération.
Cela était la devise choisie grâce à un vote sur les réseaux sociaux.

2014 | Année internationale des Petits États insulaires en développement
L’Assemblée Générale des Nations Unies avait pour objectif de souligner les défis et les succès de ces états, en se concentrant sur le réchauffement global et son impact sur le niveau des océans. La devise était « Élevez votre voix, pas le niveau de la mer !

2013 | Pensez.Mangez.Préservez.
La campagne concernait l’énorme gaspillage alimentaire annuel. Réduire ce gaspillage est essentiel pour rendre disponible une grande quantité de nourriture ainsi que pour réduire l’empreinte carbone. Le thème avait comme objectif de donner aux personnes le pouvoir de faire des choix informés sur ce qu’ils mangent pour réduire l’impact environnemental de la production mondiale de nourriture.

2012 | L’économie verte : vous inclut-elle ?
La campagne invitait les personnes à examiner leurs modes de vie pour y inclure l’économie verte.

2011 | Forets : la Nature à votre Service.
Des activités de nettoyage, des concerts, des exhibitions, des festivals cinématographiques, des événements de plantage d’arbres étaient organisés.

2010 | Beaucoup d’espèces. Une seule planète. Un seul futur.
Célébrer la diversité de la vie sur Terre fait partie de l’Année internationale de la biodiversité.